Bière de printemps, bière d’antan…
ou comment une recette de saison se perpétue depuis 1394
Connaissez-vous l’histoire de cette bière née il y a plus de 6 siècles à Arras ? Issue des dernières récoltes d’orge et de houblon, récoltées entre la mi-juillet et la mi-août, elle était brassée à l’automne puis reposait patiemment en fût durant tout l’hiver.
Conservée naturellement grâce aux températures froides de la saison, elle attendait le mois de mars pour être enfin savourée à l’arrivée du printemps, alors célébrée partout en Europe…
Bière des Rameaux en Suisse romande, Saint-Patrick en
Irlande, bière de mars en France, l’arrivée de cette bière aux saveurs douces et ambrées accompagnait le souffle printanier et son renouveau… Imaginez-vous quelques siècles plus tôt dans l’une de ces tavernes décorées de couronnes de genévrier, en l’honneur de la saison naissante.

Un avant-goût de printemps
ou comment mieux cerner les secrets d’une bière originale
Un certain nombre de règles de préparation rendent la bière de printemps si particulière.
Tout d’abord, elle doit être fermentée à température élevée, entre 15 et 20°C contre 4 à 12°C habituellement. Avant de la savourer, prenez le temps de regarder cette mousse dense et compacte, cette belle couleur ambrée ainsi que ces bulles fines. Sentez ensuite les arômes fruités et subtils, évoluant en fonction des mélanges d’orge et de houblon. Il ne vous reste plus qu’à la déguster, apprécier sa légère amertume ainsi que sa saveur épicée…
Sachez enfin que la bière de printemps est une bière dont le
degré d’alcool, entre 4,5 et 5,5° d’alcool, est plus léger qu’une bière blonde, comme semble l’évoquer sa robe oscillant du blond caramel à l’or.
